Meilleurs Vœux 2026

Chers Hanchoises, Chers Hanchois,

 

A l’aube de cette nouvelle année, Jean Pierre Ruaut, Maire de Hanches, l’ensemble du conseil municipal et les citoyens associés vous adressent leurs meilleurs vœux et vous souhaitent une belle et heureuse année 2026.
Qu’elle vous offre santé, bonheur et réussite dans vos projets.
Nous vous souhaitons à toutes et à tous de très belles fêtes de fin d’année.

 

 

 

 

La carte de vœux 2026

 

Cette année, la commune de Hanches a choisi d’illustrer sa carte de vœux par un extrait du registre des délibérations du Conseil municipal, issu de la séance tenue le 14 mai 1878 sous la présidence de M. Guespereau, maire de Hanches (que vous retrouverez dans un article dans le prochain bulletin municipal 2026).

Ce choix s’inscrit dans une volonté de mettre en valeur les archives communales, témoignages précieux de l’histoire locale. Depuis plusieurs mois, un travail de recherche, de classement et de valorisation est mené sur les archives de la mairie, avec pour objectif de rendre accessibles au public les documents les plus significatifs.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de devoir de mémoire, visant à préserver, transmettre et partager l’histoire de la commune, tout en renforçant le lien entre les habitants d’aujourd’hui et ceux qui ont façonné Hanches au fil des générations. À terme, ces documents seront progressivement mis en ligne sur le site internet de la mairie afin d’en permettre la consultation par tous.

 

 

 

Transcription du document

Commune de Hanches

Extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal

Session de Mai 1878

L’an mil huit cent soixante-huit, le six Mai à neuf heures du matin, le Conseil Municipal de Hanches s’est réuni à la Mairie, en session ordinaire.

Présents M. :

  1. Guespereau, président

  2. Lecoq, secrétaire

  3. Verdelet

  4. Dunou

  5. Godard

  6. Creohan Louis

  7. Creohan Massard

  8. Câtepoire

  9. Piédaye

formant la majorité des membres en exercice.

M. le Maire expose qu’il existe, entre Savonnières et le Loreau, un sentier de communication, que les propriétaires des terrains qu’il traverse prétendent supprimer comme n’ayant existé jusqu’alors que par pure tolérance et souffrance. L’un d’eux a même cité devant le tribunal de simple police de Maintenon, une personne qui en a récemment usé comme d’habitude. Il invite le Conseil à prendre une décision à cet égard.

Le Conseil,

Considérant que, de temps immémorial, la sente du Loreau à Savonnières est publique, et que ce ne peut être que par suite d’une omission qu’elle n’a pas été portée à l’état de reconnaissance des chemins et sentiers communaux,

Est d’avis que les droits de la commune à la propriété de ce sentier ne sont pas abandonnés et que ledit sentier soit conservé et maintenu comme il l’a toujours été, public et communal.

Fait et délibéré en séance et ont, les membres présents, signé.

Pour copie conforme
Hanches, le 14 Mai 1878

Le Maire
Guespereau

 

 

 

Ce document est un extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de Hanches datant de mai 1878. Il porte sur un litige concernant un sentier reliant La Savonnières au Loreau, dont certains propriétaires riverains contestaient le caractère public.

Réuni sous la présidence du maire, le Conseil municipal affirme que ce chemin est utilisé publiquement depuis des temps immémoriaux et que son absence dans certains documents officiels résulte d’un simple oubli administratif. La commune décide en conséquence de maintenir ce sentier comme voie publique et communale, garantissant ainsi son usage collectif.

Ce texte constitue un témoignage sur la gestion des chemins ruraux au XIXᵉ siècle et dans un sens général la gestion de la commune à cette période.

 

 

La France en 1878

En 1878, la France est sous le régime de la Troisième République, proclamée en 1870 après la défaite face à la Prusse et la chute du Second Empire de Napoléon III. Le pays sort d’une période particulièrement troublée, marquée par la guerre franco-prussienne (1870-1871), la perte de l’Alsace-Lorraine et les profondes divisions politiques liées à la Commune de Paris.

À cette époque, la République est encore jeune et fragile. Les années 1870 voient s’affronter républicains, monarchistes et bonapartistes, mais les lois constitutionnelles de 1875 ont progressivement stabilisé le régime. En 1878, la France entre dans une phase de consolidation républicaine, avec un renforcement des institutions locales, dont les communes et leurs conseils municipaux.

C’est également une période de modernisation progressive du pays : développement des chemins ruraux, amélioration des infrastructures, alphabétisation croissante et affirmation de l’autorité de l’État dans les territoires. Les communes jouent un rôle essentiel dans l’organisation de la vie quotidienne, notamment pour la gestion des routes, des terres communales et des droits d’usage.

 

 

Pourquoi un tampon avec l’aigle impérial sur un document de 1878 ?

La présence d’un cachet à l’aigle impérial, symbole du Second Empire, sur ce document de 1878 peut surprendre, la France étant alors sous la Troisième République.

L'usage de matériel hérités du régime impérial s’explique par le réemploi du matériel administratif ancien dans de nombreuses communes, notamment rurales, après la chute de l’Empire en 1870. Le remplacement des cachets et formulaires n’a pas été immédiat, pour des raisons pratiques et financières. Les autorités républicaines toléraient cette situation, la validité des actes reposant avant tout sur la délibération officielle et la signature du maire, et non sur le symbole figurant sur le tampon. Ce détail illustre la continuité administrative de l’État malgré les changements de régime au XIXᵉ siècle.