Le rougequeue noir
Chaque mois, Michel Brugière vous propose un article dédié aux oiseaux de notre commune.
Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)
Découvrez ce petit passereau discret, tant par son plumage que par son comportement, souvent perché au sommet d’un bâtiment.
Famille : Muscicapidés
Taille : 14 à 15 cm
Poids : 14 à 20 g
Longévité : 8 à 10 ans
Origine : Indigène
Rareté / abondance : Commune
Sous-groupe : Passereaux
Paysages : Ville dense, ville-campagne
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Statut de protection
Espèce intégralement protégée.
Protection stricte sur le territoire régional (Annexe II.2.1 de l’Ordonnance Nature).
Description
Le Rougequeue noir est un petit passereau au plumage sombre et discret.
Le mâle présente un plumage gris anthracite à noirâtre sur l’ensemble des parties supérieures du corps. En revanche, le croupion et la queue sont d’un orangé vif caractéristique.
La femelle est plus terne que le mâle, avec un plumage uniforme gris-brun cendré. Seules les sous-caudales et la queue sont rousses, tirant vers le marron clair. Sa poitrine grisâtre est légèrement striée. Le bec et les pattes sont noirs chez les deux sexes.
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Chant :
Risque de confusion
Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus)
Le Rougequeue noir possède la tête et le dos gris foncé à noirs, une poitrine noire chez le mâle et une tache blanche sur les ailes.
Le mâle du Rougequeue à front blanc se distingue par une tache blanche sur le front, une poitrine orangée et un dos gris. Son plumage est globalement plus contrasté et coloré.
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Cycle biologique
La nidification du Rougequeue noir est semi-cavernicole, c’est-à-dire que le nid est ouvert mais protégé par un surplomb.
En milieu urbain, cet oiseau profite des fissures dans les murs, des anfractuosités sous un avant-toit ou encore des nichoirs artificiels. Il a même été observé nichant dans une boîte aux lettres ou une vieille chaussure.
Le nid est généralement constitué d’une base d’herbes, de mousse, de feuilles, de brindilles, de paille et parfois de boue, puis garni de poils et de plumes.
La femelle pond de 4 à 6 œufs qu’elle couve seule pendant environ 13 jours.
Les jeunes restent au nid pendant une quinzaine de jours, nourris par les deux parents. Après l’envol, ils demeurent encore 2 à 3 semaines auprès d’eux. Une seconde nichée est possible dès que la femelle n’assure plus le nourrissage des premiers jeunes.
Le Rougequeue noir est peu farouche et s’observe facilement sur un perchoir dégagé d’où il surveille ses proies. Espèce territoriale et non grégaire, il utilise également ces postes d’observation pour détecter et repousser les intrusions d’autres individus de la même espèce.
Migration : août à mars (migrateur partiel)
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Reproduction : avril à juillet
Chez les deux sexes, la queue est d’un roux orangé caractéristique et est constamment agitée : le Rougequeue est presque sans cesse en mouvement.
Alimentation : insectivore
Principalement insectivore, le Rougequeue noir se nourrit d’insectes et de leurs larves, d’araignées, de mille-pattes et de petits lombrics. Il consomme également de petits fruits et des baies, surtout en automne, ainsi que quelques graines de manière occasionnelle.
Il chasse dans des espaces ouverts et peu végétalisés, capturant ses proies au sol ou en vol.
La proximité des mares et des cours d’eau, riches en insectes, constitue un atout pour son alimentation.
Pour favoriser cette espèce
- Préservez les sites de nidification occupés dans les bâtiments.
- Installez des nichoirs artificiels adaptés.
- Préservez les milieux ouverts, pierreux et rocailleux.
- Aménagez une toiture « sauvegarde » ou une toiture de rocaille afin de recréer un habitat aride et montagnard, colonisé par des plantes de milieux secs (xérophiles).
- Installez une spirale à insectes ou une mare naturelle afin d’améliorer l’attractivité du site.
- Proscrivez l’usage des pesticides.
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Important !
La plupart des oiseaux défendent leur territoire contre les individus de la même espèce. Le Rougequeue noir est territorial et peut chasser ses concurrents dans un rayon d’environ 70 mètres. Il peut donc être contre-productif d’installer des nichoirs en trop forte densité pour cette espèce, qui ne niche pas en colonie.
En revanche, l’installation de quelques nichoirs dans des situations légèrement différentes permet aux oiseaux de choisir l’emplacement le plus favorable.
L’ouverture des nichoirs doit être orientée vers l’est ou le sud-est, à une hauteur comprise entre 2,5 et 3 mètres du sol.
Les nichoirs doivent être installés à l’ombre afin d’éviter les surchauffes estivales.
Et pour consulter les anciens articles :
Le bruant jaune
La fauvette grisette
Le bouvreuil pivoine
La linotte mélodieuse
Le grimpereau des jardins
Le rouge-gorge familier
Le pic épeiche
La troglodyte mignon
La Bouscarle de Cetti
L'alouette
Le pic noir
Le geai des chênes
La fauvette à tête noire
Le grosbec casse-noyaux
Le coucou gris
La chouette hulotte
Le loriot d'Europe
Le rossignol philomèle
La bergéronnette printanière
Le Martin Pêcheur d’Europe
L'hirondelle
La sittelle
Michel Brugière est né dans un petit village de Touraine au bord de la Loire. Photographe amateur passionné par l’ornithologie depuis son plus jeune âge, retraité depuis 2003, il se consacre pleinement à la photographie de cet univers.
Sa passion naît très jeune : dès l'âge de 14 ans, avec un jouet en bois de sa propre invention imitant un appareil photo "clic clac", il prenait virtuellement en photo les animaux de la ferme de ses parents à Savigny-en-Véron, en Touraine.
Dès lors, il commence à économiser pendant sa formation d'apprenti maréchal-ferrant pour s'acheter son premier appareil photo, un véritable appareil bien loin du jouet en bois !
Le temps passe et sa passion se renforce. Il devient pompier professionnel à Rambouillet; la photographie animalière devient alors pour lui une respiration, un moment pour changer d’air, se ressourcer, et s’imprégner des couleurs et des odeurs du monde vivant.
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"J'adore les milieux sauvages, marais, roselières, forêts, sentiers isolés et parfois les pelouses calcicoles pour photographier quelques orchidées et autres fleurs sauvages. Mon souhait, à travers mes prises de vues, est de partager l'existence des animaux, de souligner la beauté des plumages et de saisir l'instant d'une posture. Ma passion va bien au-delà d'un simple amusement aujourd'hui.
Je pourrais vous en parler pendant des heures, de mes souvenirs de prises de vues et de mes attentes interminables pour capturer l'image parfaite.
Des anecdotes, j'en ai plein ma besace : du martin-pêcheur au tétras lyre, en passant par le guêpier d'Europe et bien d'autres ; des levers à l'aube aux longues heures d'attente, des émotions extraordinaires...
Aujourd'hui, pris dans les filets de ma curiosité et de la beauté, je continue d'arpenter les chemins d'Eure-et-Loir et d'autres coins de France et vous propose de voyager avec moi à travers ces chroniques"
