Le merle noir
Chaque mois, Michel Brugière vous propose un article dédié aux oiseaux de notre commune.
Le Merle noir (Turdus merula)
Il y a très, très longtemps, les oiseaux blancs étaient plus nombreux qu’aujourd’hui. Mais ils ont fait tant de bêtises qu’en guise de punition, ils ont dû échanger leur beau plumage blanc contre des plumes noires.
Au début, le Merle noir était un magnifique oiseau blanc qui chantait l’une des plus jolies chansons que le monde des oiseaux n’ait jamais connues. Il chante toujours aussi joliment, mais il a perdu sa couleur blanche.
Pour quelle raison ?
À cause de son avarice !
Écoutez cette légende celte.
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La présence d’un Merle noir dans votre jardin est un signe intéressant de la richesse de la biodiversité. Il fréquente volontiers les sols où il trouve des vers de terre, des insectes, des larves et autres petits animaux, ainsi que des zones de refuge comme les haies et les buissons.
C’est un précieux allié naturel qui contribue notamment à réguler les populations de limaces, d’escargots et de nombreux insectes.
Caractéristiques
Famille : Turdidés
Poids : 80 à 110 g
Longueur : environ 25 cm
Envergure : 34 à 38 cm
Longévité : l’espérance de vie moyenne du Merle noir est de quelques années à l’état sauvage. La mortalité est particulièrement importante durant la première année de vie, notamment en raison de la prédation, du manque de nourriture et des nombreux dangers auxquels sont exposés les jeunes oiseaux.
Un merle qui survit à sa première année a ensuite de meilleures chances de vivre plusieurs années supplémentaires.
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Description
De couleur sombre, le Merle noir s’observe très souvent au sol, où il se déplace par petits bonds.
Les deux sexes sont différents. Le plumage du mâle est entièrement noir, contrastant avec son bec jaune-orangé vif. Ses yeux noirs sont entourés d’un cercle de peau jaune.
La femelle est brune, souvent avec une gorge plus claire. Son bec est noirâtre à brunâtre, avec des nuances jaunâtres.
Habitat
Le Merle noir se rencontre dans tous les milieux comportant des arbres ou des arbustes, des forêts aux vergers, mais également dans les espaces semi-ouverts.
Peu farouche, il affectionne particulièrement les jardins dès lors qu’un couvert végétal lui permet de se cacher. On l’observe pourtant très souvent à découvert sur les pelouses, à la recherche de nourriture.
Période de présence
Migrateur partiel, le Merle noir est observable toute l’année en France.
Il est principalement sédentaire dans les régions littorales et méridionales. Une partie des populations du nord et de l’est du pays migre vers le sud en hiver, tandis que des oiseaux venus du nord de l’Europe peuvent rejoindre notre pays.
Chant
Son chant, bien connu, est généralement lancé depuis le haut d’un perchoir bien exposé.
Mélodieux et flûté, il présente de riches variations. Il se fait entendre dès le début de la saison de reproduction, généralement à partir du mois de mars.
Reproduction
Le nid est caché à faible hauteur, dans un buisson, une haie ou un arbuste. Il se présente sous la forme d’une coupe constituée d’herbes et de brindilles, garnie de matériaux plus fins.
La femelle peut réaliser jusqu’à trois pontes entre mars et août. Chaque ponte compte généralement 3 à 5 œufs verdâtres, mouchetés de brun, qu’elle couve pendant environ deux semaines.
Les oisillons sont nourris par les deux parents. Ils quittent le nid après une quinzaine de jours environ, mais restent encore dépendants de leurs parents pendant plusieurs semaines avant de devenir totalement autonomes.
Un oiseau peu craintif
Le Merle noir est un oiseau qui ne craint pas particulièrement l’homme et qui s’approche facilement des habitations.
Il se tient généralement dans une posture redressée, sauf lorsqu’il recherche sa nourriture au sol. Il est donc fréquent de l’observer perché, la queue droite dans le prolongement du corps, lorsqu’il surveille son environnement, se met en alerte ou lorsque le mâle chante.
Ce volatile commun vit le plus souvent seul ou en petits groupes lâches, notamment en dehors de la période de reproduction.
Régime alimentaire
Le Merle noir s’est adapté à une grande variété d’environnements et a également adapté son régime alimentaire aux différentes saisons.
Son alimentation varie notamment en fonction de la période de l’année et des conditions météorologiques.
En automne et en hiver, et plus généralement lorsque le sol est humide, il se nourrit essentiellement d’insectes, de larves, de limaces et de vers de terre. Les lombrics constituent notamment une ressource importante pour les jeunes.
Au printemps et en été, le Merle noir diversifie son alimentation et consomme davantage de fruits et de baies : cerises, figues, mûres, mais aussi baies d’aubépine, de rosier, de cornouiller, d’épine-vinette, de fusain d’Europe, de lierre commun, de prunellier, de sorbier des oiseleurs, de sureau noir, de troène ou encore de viorne.
Le Merle noir a pour particularité de rechercher une grande partie de sa nourriture au sol, toute l’année, en se déplaçant par petits bonds.
Avec son bec, il écarte les feuilles mortes et les éléments qui recouvrent le sol afin de découvrir ses proies.
Le Merle noir est-il utile ou nuisible au jardin ?
Amateur de fruits, le Merle noir peut être peu apprécié des jardiniers qui possèdent des arbres fruitiers, car il peut consommer une partie des récoltes.
Cependant, il joue également un rôle intéressant dans l’écosystème du jardin en consommant de nombreux invertébrés, notamment des vers de terre, des larves et certains insectes, ainsi que des limaces et des escargots.
Il contribue ainsi à la régulation naturelle de certaines populations d’animaux du jardin.
Alors, plutôt que de le chasser, accueillons ce visiteur à plumes dans nos jardins !
Statut
En France, le Merle noir n’est pas une espèce protégée au sens de la réglementation sur la protection des oiseaux sauvages. Il fait partie des espèces dont la chasse est autorisée, sous réserve du respect de la réglementation en vigueur.
Et pour consulter les anciens articles :
Le pinson des arbres
Le rougequeue noir
Le bruant jaune
La fauvette grisette
Le bouvreuil pivoine
La linotte mélodieuse
Le grimpereau des jardins
Le rouge-gorge familier
Le pic épeiche
La troglodyte mignon
La Bouscarle de Cetti
L'alouette
Le pic noir
Le geai des chênes
La fauvette à tête noire
Le grosbec casse-noyaux
Le coucou gris
La chouette hulotte
Le loriot d'Europe
Le rossignol philomèle
La bergéronnette printanière
Le Martin Pêcheur d’Europe
L'hirondelle
La sittelle
Michel Brugière est né dans un petit village de Touraine au bord de la Loire. Photographe amateur passionné par l’ornithologie depuis son plus jeune âge, retraité depuis 2003, il se consacre pleinement à la photographie de cet univers.
Sa passion naît très jeune : dès l'âge de 14 ans, avec un jouet en bois de sa propre invention imitant un appareil photo "clic clac", il prenait virtuellement en photo les animaux de la ferme de ses parents à Savigny-en-Véron, en Touraine.
Dès lors, il commence à économiser pendant sa formation d'apprenti maréchal-ferrant pour s'acheter son premier appareil photo, un véritable appareil bien loin du jouet en bois !
Le temps passe et sa passion se renforce. Il devient pompier professionnel à Rambouillet; la photographie animalière devient alors pour lui une respiration, un moment pour changer d’air, se ressourcer, et s’imprégner des couleurs et des odeurs du monde vivant.
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"J'adore les milieux sauvages, marais, roselières, forêts, sentiers isolés et parfois les pelouses calcicoles pour photographier quelques orchidées et autres fleurs sauvages. Mon souhait, à travers mes prises de vues, est de partager l'existence des animaux, de souligner la beauté des plumages et de saisir l'instant d'une posture. Ma passion va bien au-delà d'un simple amusement aujourd'hui.
Je pourrais vous en parler pendant des heures, de mes souvenirs de prises de vues et de mes attentes interminables pour capturer l'image parfaite.
Des anecdotes, j'en ai plein ma besace : du martin-pêcheur au tétras lyre, en passant par le guêpier d'Europe et bien d'autres ; des levers à l'aube aux longues heures d'attente, des émotions extraordinaires...
Aujourd'hui, pris dans les filets de ma curiosité et de la beauté, je continue d'arpenter les chemins d'Eure-et-Loir et d'autres coins de France et vous propose de voyager avec moi à travers ces chroniques"
